L'homme n'en peut plus du ré-seau Vodacom
  • mer, 27/05/2026 - 14:52

KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1664 | MERCREDI 27 MAI 2026.

C’est sérieux ce témoignage documenté partagé par des millions d'abonnés Vodacom.

« Samedi 9 mai, j’ai perdu 100 $US en 30’-40'. Je venais de me faire charger à l’UPN Marché, commune de Ngaliema, des unités pour 100 $US, ce que je fais généralement, payés cash à un kiosque. J’ai vu 1$US être chargé, puis 99 $US. « Ça y est : j’en ai au moins encore pour 30 jours ».

Aussitôt après, j’ai transféré 10$US pour activer mon forfait habituel mensuel, soit 4JS8 Internet. Et, immé-diatement, je me suis remis sur mon portable Iphone de dernière génération, puis sur mon portable McIntoch de dernière génération. Puis, 30' à 40' plus tard, tout s'est arrêté. Net. Plus de connexion. Problème de réseau ? J’insiste. Rien. Une troisième fois, même résultat », raconte un client Vodacom.

MIKO RUTAYISIRE DE RETOUR.
L'homme a entendu trop de mal sur ce réseau d'origine sud-africaine, co-propriété, avec la firme Keratsu Holding SA, de la famille Kabila, depuis le père, passée à la succession. Mais la fidélité intacte de ce client qui, quand il choisit, y reste.
Sauf s'il est face à l'inacceptable.

L’homme a certes d’autres numéros, sur d'autres réseaux, sur trois ou quatre smartphones mais il tient habituellement le réseau Vodacom même quand il se déplace. « Là c’est terminé. J'en ai absolument marre. J'arrête avec ce réseau. Je ne mets pas mon téléphone sous la table mais ç’en est fini de me promener avec ce réseau », confie-t-il.
La suite de l’histoire plus triste le convainc plus.

Ayant dépêché deux de ses agents - un homme et une dame - auprès du kiosque vendeur, il apprend que la seule chose qui lui reste à faire est de contacter le Ser-vice Clients du réseau.
L’espoir renaît. Après deux ou trois essais sans succès, l'homme a enfin en ligne une dame qui l'écoute. En 3'-4', et devant ses agents dont la dame qui avait été acheter les unités au marché UPN et qui suivent en direct l'échange, le client ra-conte.

La dame du Service Clients approuve le récit en disant se référer aux données qu'elle reçoit des ordinateurs. Elle donne même d'amples précisions sur l’heure et les secondes où l’achat est intervenu, les détails de cet achat, etc.
L’espoir est réel mais la conclusion du Service Clients - « cher Monsieur, vos 100 $US ont été absorbés par l’usage que vous avez fait de l’Internet » - met l'homme hors de lui.

Le client n'en peut plus. Il sent qu'il a été escroqué. Il décide de porter plainte convaincu qu'il est victime d'une escroquerie. Il demande le nom et prénom de la dame qu'il a au téléphone mais celle-ci ne donne que son prénom et quand le client insiste pour avoir le nom, la dame explique que « le principe de la société consiste à ne jamais communiquer le nom ».

Quand il s’agit d’un homosmartophonicus, qui use l’Internet depuis que ce ser-vice est né, qui parcourt les continents, monte dans des avions avec le wifi, il jure que le monde a changé, que le crime court la rue. Est-il possible qu’en usant l'Internet, celui-ci ait pu avaler 100$US (soit 240.000 CDF) en moins d’une heure ?

Il lui restait donc en stock et pour les appels au moins 90$US. Comment ces 100$US ont été avalés par le réseau Vodacom en moins de 30'-40' ?

Le Congo est-il retourné aux années Télécel, la première compagnie de téléphonie mobile, créée à Kinshasa en 1987 par la firme américaine American Telephone & Tele-graph, AT&T et le Rwandais Didier Miko Rutayisire qui vendait une minute de connexion à 16 $US?

Ou le crime est-il commis en permanence sans peut-être que les clients ne s'en rendent compte ? L'une des questions est celle-ci : combien les réseaux de ce type prennent-ils aux Congolais ?

L'État - les pouvoirs publics - congolais, la société civile qui veille a/ont besoin de combien de temps pour dé-couvrir, dénoncer ce crime, sévir légalement contre ce crime parfait qui se com-met toutes les semaines, tous les jours, toutes les minutes?

Comment ne pas rappeler cette « entente cordiale » intervenue entre un grand patron français cité dans nombre de scandales financiers dans son pays, dont le réseau cellulaire au Congo avait été «saisi, la main dans le sac, qui était prêt à débourser des millions de $US à l'État mais qui, arrivé au Congo, à Kinshasa, fut incroyablement sauvé par un Premier ministre»?

« Dénoncer, c'est un service citoyen que je rends. Sous d'autres cieux, je me se-rais fait payer des millions. Mais ici, calme parfait ! Combien de temps faut-il ac-cepter de se faire escroquer ainsi. Fini avec Vodacom !», jure l'homme.
D. DADEI.

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