Évitez le réseau Vodacom pour vos connexions, allez voir un autre réseau
  • mer, 27/05/2026 - 13:46

KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1663 | MARDI 12 MAI 2026.

C’est sérieux. Très sérieux. Le témoignage que cet homme porte est documenté, bien documenté. Il est partagé par des millions d'abonnés Vodacom au Congo et dans le monde.

« Samedi 9 mai, j’ai perdu 100 $US en 30’-40'. Je venais de me faire charger - comme on dit - à l’UPN Marché, commune de Ngaliema, à Kinshasa, des unités pour 100 $US, ce que je fais généralement, payés cash auprès d’un kiosque. J’ai vu d’abord 1$US être chargé dans mon téléphone, puis 99 $US.

Je me suis dit : « ça y est : j’en ai au moins encore pour un mois, pour 30 jours ». Aussitôt après, j’ai transféré 10$US (30 jours) pour activer mon forfait habituel, soit 4JS8 Inter-net. Et, immédiatement, je me suis remis sur mon portable Iphone Apple de der-nière génération, et sur mon ordinateur portable, un McIntoch de dernière géné-ration. Puis, trente-quarante minutes plus tard, tout s'est arrêté, net. Plus de connexion. Problème de réseau ? Certainement. J’insiste. Rien. Une troisième fois, même résultat », raconte un client Vodacom de longue date.

IL DÉCIDE D'ESTER EN JUSTICE.
Il a entendu trop de mal sur ce réseau cellulaire d'origine sud-africaine Vodacom Congo Sprl, co-propriété, avec la firme Keratsu Holding SA, de la famille Kabila, depuis le père, passée à la succession Kabila. Mais la fidélité intacte de ce client face a un choix de réseau et qui, quand il a choisi, y reste généralement, ne lui fait pas généralement changer d'avis.

Sauf s'il est face à un drame, face à l'inacceptable. L’homme a certes d’autres numéros, sur d'autres réseaux, sur trois ou quatre smartphones mais il tient en mains habituellement le réseau Vodacom même quand il se déplace dans le pays ou à l'étranger.

« Là c’est terminé. J'en ai absolument marre. J'arrête avec ce réseau. Je ne mets pas mon téléphone sous la table mais ç’en est fini de me promener avec ce ré-seau », poursuit-il.

La suite de l’histoire le convainc plus que jamais. Elle est plus triste.
Ayant dépêché deux de ses agents - un homme et une dame - auprès du kiosque commercial vendeur, il apprend que la seule chose qui lui reste à faire est de con-tacter le Service Clients du réseau. C'est ce service seul qui peut/va régler la ques-tion.

L’espoir renaît. Après deux ou trois essais sans résultat, l'homme a enfin en ligne une dame qui veut que le client lui raconte l’histoire, « toute l’histoire, cher Monsieur ».
En trois-quatre minutes, et devant ses agents dont la dame qui avaient été ache-ter les unités au marché UPN et qui suivent en direct l'échange, le client raconte.

La dame du Service Clients approuve totalement le récit qu'elle entend en disant se référer aux données qu'elle reçoit des ordinateurs.
Elle donne même d'amples précisions sur l’heure et les secondes où l’achat est intervenu, les détails de cet achat, etc.

MIKO RUTAYISIRE DE RETOUR.
L’espoir est réel mais la conclusion de la dame Service Clients - « cher Monsieur, vos 100 $US ont été absorbés par l’usage que vous avez fait de l’Internet » - met l'homme hors de lui.

Le client n'en peut plus. Il sent qu'il a été escroqué. Il décide de porter plainte. Il est convaincu qu'il est victime d'une escroquerie. Il décide porter plainte. Il de-mande le nom et prénom de la dame qu'il a au téléphone mais celle-ci ne donne que son prénom et quand le client insiste pour avoir le nom, la dame explique que « le principe de la société consiste à ne jamais communiquer le nom ».

Quand il s’agit d’un homosmartophonicus, qui use l’Internet depuis que ce ser-vice est né, qui parcourt les continents de part en part, monte dans des avions où il utilise l'Internet, il jure que le monde a changé, que le crime court la rue.
Est-il possible qu’en usant l'Internet, celui-ci ait pu avaler 100$US (soit 240.000 CDF) en moins d’une heure ?

Encore que cet homme n’invente rien de son histoire dès lors que la firme Vodacom elle-même peut retracer/et a retracé les achats, sait notamment que les 100$US ont permis d’acheter des mégas de 10$US depuis Iphone qu'il s'est mis à utiliser sur le portable Apple. Il lui restait donc en stock et pour les appels au moins 90$US. Comment ces 100$US (240.000 CDF) ont été avalés par le réseau Vodacom en moins de 30-40' ?

Le Congo est-il revenu aux années Télécel, la première compagnie de téléphonie mobile, créée à Kinshasa en 1987 par la firme américaine American Telephone & Telegraph, AT&T et le Rwandais Didier Miko Rutayisire qui vendait une minute de connexion à 16 $US? Ou le crime est-il commis en permanence sans peut-être que les clients ne s'en rendent compte ?

L'une des questions pertinente est certainement celle-ci : combien les réseaux de ce type prennent-ils aux Congolais, à leurs «clients»? L'État - les pouvoirs pu-blics - congolais, la société civile qui veille a/ont besoin de combien de temps pour découvrir, dénoncer ce crime, sévir légalement contre ce crime parfait qui se commet toutes les semaines, tous les jours, toutes les minutes?

Faut-il continuer à laisser tomber les bras ? Combien « touchent-ils en retour contre le peuple congolais, contre les clients ?»

Comment ne pas rappeler cette « entente cordiale » intervenue entre un grand patron français cité dans nombre de scandales financiers dans son pays, dont le réseau cellulaire au Congo avait été «saisi, la main à la pâte, qui était prêt à dé-bourser des millions de dollars à l'État congolais mais qui, arrivé au Congo, à Kinshasa, fut incroyablement sauvé par un Premier ministre»?

«Dénoncer, c'est un service citoyen que je rends. Sous d'autres cieux, je me serais fait payer des millions. Mais ici, calme parfait ! Combien de temps faut-il accep-ter de se faire escroquer ainsi. En tout cas, fini avec Vodacom ! Je passe à un autre réseau », conclut l'homme désabusé.
D. DADEI.


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