- lun, 26/10/2026 - 18:24
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Le Soft International n°1680 | LUNDI 26 OCTOBRE 2026.
Guerres et conflits dans les Kivus et l'Ituri ont été qualifiés de déterminants pour la mise en œuvre optimale du programme d’intégration économique régional.
C'est lors de la XXIème réunion des ministres des Affaires étrangères du COMESA, le Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe, tenue à Harare, au Zimbabwe.
« Je tiens à souligner que la question sécuritaire dans l’Est de mon pays est déterminante pour la mise en œuvre optimale du programme d’intégration économique de notre région compte tenu de sa taille, de sa position géopolitique ainsi que de son potentiel économique et démographique », a déclaré le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi.
PRÉALABLE À LA PROSPÉRITÉ RÉGIONALE.
Floribert Anzuluni Isiloketshi a dénoncé l’agression dont le Congo est victime de la part du Rwanda, ainsi que les exactions commises contre les civils, les déplacements forcés des populations, l’installation d’administrations parallèles et la poursuite du pillage des ressources naturelles congolaises.
Il a plaidé pour la mise en œuvre effective de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’Accord de paix de Washington, qui prévoient le retrait du territoire congolais, sans conditions préalables des troupes rwandaises qui appuient les rebelles AFC/M23 désormais FRN, Front pour la Refondation de la Nation, issu de la recomposition de l'AFC/M23 et dirigé par l'ancien président Joseph Kabange.
Il a présenté aux dirigeants des pays membres les efforts déployés par le Congo dans le cadre de ses engagements liés à l’Accord de Washington, notamment les étapes franchies dans la mise en œuvre du protocole relatif au désarmement, à la démobilisation, au reconditionnement et au rapatriement des combattants des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda, FDLR.
Sur le plan économique, il a souligné la nécessité de garantir la souveraineté des États, la sécurité des populations et des règles commerciales empêchant le financement de l’instabilité par l’exploitation des ressources d’un autre pays. «Il ne peut y avoir de marché commun véritable sans respect de la souveraineté des États, sans sécurité des populations et sans règles commerciales qui empêchent que les ressources de l’un servent à financer l’instabilité de l’autre», a déclaré Anzuluni Isiloketshi devant des chefs d'État africains.
Il a plaidé pour la transformation locale des ressources africaines, l’industrialisation et le développement des infrastructures, estimant que l’intégration régionale devait favoriser une prospérité partagée entre les États membres.
« L’intégration régionale doit devenir un instrument de prospérité partagée et non un mécanisme permettant de tirer profit de l’instabilité d’un État membre », a-t-il souligné.
Le COMESA est une communauté économique régionale regroupant 21 États membres en Afrique, de la Tunisie à l'Eswatini (Swaziland jusqu'en 2018), toute dernière monarchie absolue d'Afrique, dirigée par le roi Mswati III.
Le COMESA a vu le jour en décembre 1994, remplaçant une Zone d'Échange préférentiel qui existait depuis 1981. Neuf des États membres forment une zone de libre-échange en 2000 (Djibouti, Égypte, Kenya, Madagascar, Malawi, Maurice, Soudan, Zambie et Zimbabwe), le Rwanda et le Burundi rejoignant la ZLE en 2004, les Comores et la Libye en 2006, les Seychelles en 2009 et la Tunisie et la Somalie en 2018. Pilier de la Communauté économique africaine, le COMESA a accepté en 2008 une zone de libre-échange élargie incluant les membres de deux autres blocs commerciaux africains, la Communauté d'Afrique de l'Est, EAC et la Communauté de développement d'Afrique australe, SADC.
Le COMESA envisage un régime commun de visas pour stimuler le tourisme.





