- jeu, 30/04/2026 - 15:36
KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1662 | LUNDI 27 AVRIL 2026.
À Bandundu Ville, le Député PA-AAAP Yerkis MuzamaMuzinga frappe fort. Invoquant le RI de l’Assemblée provinciale du Kwilu, particulièrement les art. 165, 166, 167, 168, 169, 170, 171 et 172, de même que «le devoir de redevabilité», il interpelle l'ancien Député provincial Égide Wawende Waki qui dirige la DGREK, la Direction Générale des Recettes du Kwilu, une régie financière, et lui adresse vingt-cinq questions, le menaçant, sans le dire, d'engager une motion défiance en cas de réponses non satisfaisantes à ses yeux.
Les vingt-cinq questions qui glacent le sang des observateurs, «ternissentl’image de la province», en commençant par l’Assemblée provinciale d’où est issu l'ancien Député de la circonscription d'Idiofa, Égide Wawende Waki ? Les voici collectées par Le Soft International.
S'EN SORTIRA-T-IL ?
◗ 1. Pourquoi les recettes des grandes entreprises de la province (BraCongo, Vodacom, Airtel, Africell, Orange, SEP-Congo, Snél, Régideso, Afrifood, etc.) sont-elles perçues par «Maboko Banque», en clair, par des individus et, du coup, non traçables, logées au compte de fonctionnement de la DGREK, non au compte officiel ou principal de la DGREK ?
◗ 2. Pourquoi les taxes, dans les villes de Kikwit, de Bandundu et dans nombre d’autres centres commerciaux, se paient avec une quittance manuelle au lieu que cela se fasse par la banque?
◗ 3. Quelles dispositions légales qui autorisent le D-G de la DGREK à recourir au système M-Pesa via son numéro personnel et celui de son comptable pour la collecte des recettes publiques ?
◗ 4. Quelles garanties de traçabilité et de sécurisation a-t-il mises en place?
◗ 5. Comment ces fonds collectés via M-Pesa sont repartis entre les«composantes de la Troïka», à savoir, l’Assemblée provinciale, le Gouvernement provincial et la DGREK ?
◗ 6. Quels pourcentages reviennent à chacune de ces composantes ?
◗ 7. Quelle est la base légale de la prime de contentieux accordée aux viseurs internes ou externes ? (Ici, le Député du PA-AAAP réclame la décision reprenant la clé de répartition) ;
◗ 8. Comment expliquer que le Directeur Général de la DGREK ait notifié des nominations à certains agents sans aucune base légale, à savoir un acte de nomination par arrêté du Gouverneur ?
◗ 9. Le Directeur Général de la DGREK a-t-il une vision à moyen terme qui permettrait une gestion efficace, transparente de la DGREK ainsi que la bonne gouvernance prônée par le pays ?
◗ 10. Dans le cadre de cette vision, a-t-il des objectifs chiffrés à présenter à l'Assemblée provinciale ?
◗ 11. Depuis sa prise de fonction, a-t-il entrepris des reformes concrètes au plan administratif, financier, fiscal, comptable et des infrastructures ?
◗ 12. Quelles sont les réformes qui ont réellement produit des résultats mesurables ?
◗ 13. Le Directeur Général de la DGREK dispose-t-il d'un barème salarial des agents et cadres de la DGREK ?
◗ 14. Si oui, peut-il le présenter à l'Assemblée provinciale;
◗ 15. Comment justifier les écarts de rémunération entre le Directeur Général, le Directeur Général Adjoint et d'autres directeurs et agents ?
◗ 16. Sur l’enveloppe allouée à la DGREK, quel pourcentage est consacré à la paie et aux autres charges ?
◗ 17. Cette répartition est-elle soutenable à long terme ?
◗ 18. Le DG peut-il éclairer les élus sur une mission effectuée par lui à Loange?
◗ 19. Quel était l’ordre de mission qui avait permis cette mission, signé par quelle autorité ?
◗ 20. Combien de réunions de travail le DG a-t-il déjà eues avec le Gouverneur et le ministre des Finances ?
◗ 21. Peut-il en transmettre à la plénière les procès-verbaux correspondants?
◗ 22. Peut-il présenter à l’Assemblée la situation détaillée des recettes de juillet 2025 à mars 2026, les impôts, les taxes, redevances et autres droits ?
◗ 23. Quelles sont les entités les plus performants et pourquoi ?
◗ 24. Sur les écarts de paie de la DGREK, ceux-ci sont-ils encadrés par un texte légal ? (Des preuves documentées
indiquent des revenus mensuels ci-après : DG : 3.500.000 CDF, prime 500.000 CDF soit 4.000.000 CDF; D-GA :
2.500.000 CDF, prime 500.000 CDF, soit 3.000.000 CDF/mois ; Directeur : 500.000 CDF/mois sans prime, soit 500.000 CDF/mois ; Chef de division : 300.000 CDF/mois sans prime, soit 300.000 CDF/mois ; Inspecteur : 250.000 CDF/mois sans prime, soit 250.000 CDF/mois.
◗ 25. Si l’arrêté du Gouverneur institue les mêmes grades aux inspecteurs de la DGREK et aux chefs de division, comment justifier une «incapacité à lire et à appliquer les textes réglementaires»?
Selon des enquêtes, plusieurs agents de la DGREK font état de pratiques du tribalisme, de népotisme et d'égoïsme dans le chef du Directeur Général. Celui-ci favoriserait des inspecteurs de son axe, ceux de la ville de Kikwit, où sont repris «ses enfants, nièces, cousins, amis». Au total, le D-G de la DGREK Égide Wawende Waki est soupçonné de «pillage de recettes provinciales en toute impunité». Face à cette épreuve, va-t-il s'en sortir sain et sauf ?
ALUNGA MBUWA.





