La crise qui sévit au Congo est-elle liée au temps que les Congolais passent dans la prière ?
  • jeu, 15/01/2026 - 17:24

Julien Morel, présenté comme analyste en développement international, a/aurait eu des mots à l'égard du Congo et des Congolais qui font le buzz sur les réseaux sociaux et dans les conversations.
Julien Morel est un enseignant-chercheur français au département Sciences Économiques et Sociales de TELECOM PARISTech. Les mots qu'on lui prête interpellent.

Ce Français qui, dans les traditions de l’analyse de conversation et de l’ethnométhodologie, étudie l’organisation naturelle des interactions humaines en face à face et médiatisées par des technologies, aurait trouvé que les Congolais passent trop de temps dans les églises plutôt que dans des salles de classe ou au travail, à la production, et que c'est là l'origine des malheurs du pays, qui ne sauraient être « ni le Rwanda, ni les blancs, ni le diable».

«Le problème du Congo, aurait déclaré ou écrit, Julien Morel, n'est ni le Rwanda, ni les blancs, ni le diable.

Le vrai problème, c'est l'inaction des Congolais eux-mêmes. Chaque jour, je vois un peuple assis sur un trésor, mais qui préfère prier que produire. Pendant que vos terres regorgent de richesses, vous passez vos journées dans des églises à jeûner pour devenir millionnaires. Le monde ne se développe pas par des prières, mais par le travail, l'éducation, la science, l'agriculture, l'innovation. Ce que vous appelez «malédiction» est en réalité une paresse organisée. Ce que vous appelez «combat spirituel» est souvent une fuite devant les vrais combats : éduquer vos enfants, construire vos routes, nettoyer vos quartiers, protéger vos forêts, dénoncer les corrompus. Il est temps de quitter les bancs des églises pour occuper les bancs des écoles. Il est temps de transformer les hallelujah en plans d'action. Le réveil du Congo viendra quand ses enfants auront compris».

Julien Morel a-t-il raison? A-t-il tort ? Au fait, quel pays n'a pas d'églises ? Quel homme n'a jamais cru en un créateur, que tous les croyants du monde présentent comme « le Maître des Temps et des Circonstances »? Mais le problème ne réside-t-il pas dans l'excès ? Tout excès, dit-on, nuit. Mieux, «l'excès nuit en tout, y compris dans la modération», prévient Bernard Willems.

Depuis trente ans, le Congo vit-il une sorte de chaos à la suite de la prière, de trop de prières ou à la suite de l'irresponsabilité de l'homme congolais ? Passer plus ou moins de temps dans une église, cela empêche-t-il de mener une réflexion sur l'existence ?
LE SOFT INTERNATIONAL.


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