N'Djili Aéro change d'image
  • lun, 06/07/2026 - 11:55

KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1668 | LUNDI 6 JUILLET 2026.

L'incroyable transmutation du pavillon historique La Rotonde.

Ils l’avaient surnommé «la Rotonde», pour sa forme ronde, à l'intérieur comme à l'extérieur, l’appellation que cette porte de départ et d’arrivée des passagers à l’Aéroport International de N’djili conserve depuis près de huit décennies.
À Kinshasa-N’djili comme partout dans le monde où une infrastructure circulaire de ce genre existe, elle constitue le corps central d'un bâtiment ou sert de pavillon de repos dans un parc. Le plus célèbre édifice historique sur la planète terre se trouve être le Panthéon de Rome, appelé aussi Sainte-Marie-de-la-Rotonde.
Le 14 février 1959, le Belge Henri Cornelis, gouverneur général du Congo-Belge et du Rwanda-Urundi, ouvre les portes de l’Aéroport de N’djili, principale porte d’entrée et de sortie de la capitale Léopoldville. La piste de cet aéroport, longue de 4.694 m, reste la piste d’envol la plus longue du monde jusque dans les années 1960 lorsque les Belges accordent l’Indépendance à leur ancienne colonie. Près d’un milliard (964.000.000) de FB (francs belges) sont consacrés par la colonie à ces projets. Le plus gros effort se concentre sur l’Aéroport de N’djili.
Les travaux débutent en 1951 et s’achèvent deux ans après, en 1953, pour la piste et les premiers bâtiments techniques, ce qui amène les avions de la Sabena, la compagnie aérienne nationale belge, à se poser à N’djili.
L’aérogare dont la construction démarre en 1940 est achevé en 1958 et, le 14 février 1959, à la veille de l’Indépendance, Henri Cornelis procède à la coupure du ruban symbolique.
Les autorités coloniales avaient conçu cette infrastructure dans le but d’une part de remplacer l'ancien aéroport de Ndolo devenu trop exigu pour accueillir des avions à réaction qui plaçaient Léopoldville à 7:30’ de vol de Brussels (Bruxelles) et, de l’autre, pour faire de N’djili une plate-forme de correspondance de leur compagnie aérienne Sabena. Cette Rotonde qui avait retourné le Congo «aux années de l’homme de Néandertal », constat fait il y a trois ans, par le Président du Conseil d’Administration de la Régie des Voies Aériennes-Société Anonyme, RVA-SA, le professeur Tryphon Kin-kiey Mulumba, à sa prise de fonction, lors de sa première visite de cet aéroport, était devenue introuvable. « Ce fut pire qu'un wenze (marché) de quartier quelconque de la capitale. Tout était crasse. Tout était entassé, mangé, bu, fumé de manière quelconque, jeté par terre, craché au sol. L'air des tas d'ordures irrespirable. Ce fut pourtant la principale plateforme aéroportuaire du pays, la principale porte d'entrée et de sortie du Congo», avait déploré haut et fort Tryphon Kin-kiey Mulumba lors de cette visite. Il fut entendu par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et par les Autorités du Gouvernement qui mobilisèrent les moyens en confiant la restauration de cette infrastructure à l’entreprise InfraRose de l’homme d’affaires de nationalité canadienne Rahim Dhrolia, qui a construit l’aérogare de Kolwezi, érige celui de Bipemba à Mbuji-Mayi, est le promoteur des hôtels Novotel, à Kinshasa et Kolwezi. Désormais, nul doute, les aéroports du pays ont entrepris de tourner des pages honteuses.
À N'djili Aéro, La Rotonde n'est plus aujourd'hui ce qu'elle était hier. L'OACI a sorti cet aéroport et celui de la Luano de la blacklist et fait passer la cote de ces infrastructures de 49% à 69% au-dessus de la moyenne africaine de 62%.

IL Y A 77 ANS.
Le 14 février 1959, le Belge Henri Cornelis, gouverneur général du Congo-Belge et du Rwanda-Urundi, ouvre les portes de l’Aéroport de N’djili, principale porte d’entrée et de sortie de la capitale Léopoldville aujourd’hui Kinshasa.

La piste de cet aéroport, longue de 4.694 m, reste la piste d’envol la plus longue du monde jusque dans les années 1960 lorsque les Belges accordent l’Indépendance à leur ancienne colonie. D’autres sources font figurer l’aéroport de Léopoldville parmi les quatorze aéroports au monde disposant d’une aussi longue piste civile.

Tout part du Plan général pour le développement des plateformes aéroportuaires de la colonie, mis sur pied en 1949, il y a soixante-dix-sept ans. Près d’un milliard (964.000.000) de FB (francs belges) sont consacrés par la colonie à ces projets. Le plus gros effort se concentre sur l’Aéroport de N’djili.

Les travaux débutent en 1951 et s’achèvent deux ans après, en 1953, pour la piste et les premiers bâtiments techniques, ce qui amène les avions de la Sabena, la compagnie aérienne nationale belge, à se poser à N’djili.

L’aérogare dont la construction démarre en 1940 est achevé en 1958 et, le 14 février 1959, à la veille de l’Indépendance, le Belge Henri Cornelis procède à la coupure du ruban symbolique.

Les autorités coloniales avaient conçu cet aéroport dans le but d’une part de remplacer l'ancien aéroport de Ndolo devenu trop exigu pour accueillir des avions à réaction qui plaçaient Léopoldville à 7:30’ de vol de Brussels (Bruxelles) et, de l’autre, elles voulaient faire de N’djili une plate-forme de correspondance de leur compagnie aérienne.

L’aéroport dispose d’une résistance de piste de 20 t/roue simple isolée, 40 t/roues jumelées et 100 t/boggies. Aujourd’hui, N’djili dont le code international (IATA) est FIH, reste le plus grand aéroport du Congo, mais malheureusement, il faut le reconnaître, l’un des derniers du Continent.

LES ANNÉES DE NÉANDERTAL.
S’il porte le nom de N’djili, qui évoque le nom de la commune de N’djili, l'aéroport se situe sur le territoire de la commune de Nsele.

Lors de la construction, la zone non constituée en municipalité à l'est de la capitale était rattachée administrativement au territoire suburbain de N’djili. À la création de la commune de Nsele, les nouvelles autorités revendiquent le terrain.
Mais cette revendication légitime n’est pas prise en compte. L'aéroport continue d'être appelé comme une enclave de la commune de N’djili.

Cette Rotonde qui avait retourné le pays « aux années de l’homme de Néandertal », constat fait il y a trois ans, par le Président du Conseil d’Administration de la Régie des Voies Aériennes-Société Anonyme, RVA-SA, le professeur Tryphon Kin-kiey Mulumba, lors de sa première visite de cet aéroport, était devenue introuvable.

« Ce fut pire qu'un wenze (marché) de quartier quelconque de la capitale. Tout était crasse. Tout était entassé, mangé, bu, fumé de manière quelconque, jeté par terre, craché au sol. L'air des tas d'ordures irrespirable. Ce fut pourtant la principale plateforme aéroportuaire du pays, la principale porte d'entrée et de sortie du Congo », avait déploré haut et fort Tryphon Kin-kiey Mulumba lors de cette visite.

Il fut entendu par le Président de la République et par les Autorités du Gouvernement qui mobilisèrent les moyens en confiant la restauration de cet espace à l’entreprise InfraRose de l’homme d’affaires de nationalité canadienne Rahim Dhrolia, qui a construit l’aérogare de Kolwezi, érige celui de Bipemba à Mbuji-Mayi, est le promoteur des hôtels Novotel, à Kinshasa et Kolwezi.

ILS TOURNENT DES PAGES HONTEUSES.
Désormais, nul doute, les aéroports du pays ont entrepris de tourner des pages honteuses. Le cas de Kolwezi, Bangboka à Kisangani, Murongo à Bunia, Kananga, etc. La réception mardi 30 juin 2026 de la Rotonde «entièrement réhabilitée et modernisée», vient renforcer la capacité d’accueil de N’djili.

Selon la présidence de la République, les travaux entrepris visent à aligner l’aéroport sur « les standards internationaux » et à élargir son ouverture aux vols régionaux et internationaux.

L’événement a mobilisé, autour du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, des chefs des institutions, les deux présidents des Chambres parlementaires Aimé Boji Sangara Bamanyirue (Assemblée nationale) et Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge (Sénat), la Première ministre, Mme Judith Suminwa Tuluka, accompagnée de membres du Gouvernement, le président de la Cour Constitutionnelle Dieudonné Kamuleta Badibanga.

Avec le Chef de l’État accompagné de son épouse Denise Nyakeru Tshisekedi, ils avaient pris place à bord du train urbain, parti du centre-ville (première gare) jusqu’à l’aéroport.

L’activité a eu lieu une heure avant la réception du premier Boeing 787-800 Dreamliner d’Air Congo (acquis en partenariat avec la compagnie éthiopienne Ethiopian) destiné aux vols internationaux, avec une capacité de 360 à 380 passagers.

« L’arrivée de cet avion inaugure une ère nouvelle dans le transport aérien en République démocratique du Congo, avec une réduction des prix des billets à l’international », a confié un opérateur aéroportuaire cité par l’Agence Congolaise de Presse, ACP.

Et, comme le hasard n’existe pas, tous ces événements interviennent au moment où deux aéroports du Congo - N’djili à Kinshasa et la Luano à Lubumbashi - sont sortis de la blacklist de l’OACI et de l’UE. Si, en 2017, le pays était à 49% en matière de sûreté dans la navigation aérienne, en 2026, ces deux aéroports sont à 69% et dépassent la moyenne africaine de 62%.

Pour le ministre des Finances, Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi, il y a là les réalisations du Gouvernement dans le secteur des infrastructures.

« Ces investissements constituent des indicateurs crédibles en perspective d'une future émission d'Eurobond, qu'il a qualifiée d'avant-goût des ambitions portées par les autorités congolaises », a-t-il confié à l’ACP.
ALUNGA MBUWA.


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